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blog-thing : « Banaliser pour régner » où comment Microsoft compte s’affirmer sur le marché de la Business Intelligence en démocratisant l’usage du décisionnel en entreprise

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Informations et analyse de la stratégie de l’éditeur


« Banaliser pour régner » où comment Microsoft compte s’affirmer sur le marché de la Business Intelligence en démocratisant l’usage du décisionnel en entreprise

Le 23 Octobre dernier, Microsoft invitait quelques 500 personnes à assister au lancement d’Office PerformancePoint Server et dévoilait les nouveautés de son offre de Business Intelligence.

En introduction de ce lancement, Laurent Delaporte directeur général adjoint de Microsoft France rappelait que l’intérêt de Microsoft pour le décisionnel remontait désormais à dix ans; soit depuis l’introduction de SQL Server 7 qui ajoutait un moteur OLAP au serveur de base de données.

Delaporte ajoutait que la plateforme de Business Intelligence (BI) est une illustration de l’approche « People Ready » de Microsoft consistant à mettre l’utilisateur au cœur de la réussite de l’entreprise.

Plus que d’une illustration, on peut parler de la mise en œuvre d’une stratégie de conquête de parts de marché qui s’appuie sur la démocratisation de l’usage de la BI, outil jusqu’ici réservé à une élite d’entreprises fortunées.

Les atouts d’une plateforme intégrée

Avec Office PerformancePoint Server, désormais disponible en version française, Microsoft complète sa plateforme de BI qui repose sur le « hub » de données de SQL Server pour la production, la consolidation et le reporting ; sur le nouveau PerformancePoint Server pour la restitution et enfin sur les fonctionnalités de SharePoint Server pour les outils de collaboration.

Microsoft présente PerformancePoint comme un outil de gestion de la performance de l’entreprise.

Office PerformancePoint Server intègre trois modules fonctionnels : la fonction de pilotage pour surveiller l’évolution des résultats de l’entreprise, les outils d’analyse permettant une interprétation visuelle des données et enfin la fonction de planification financière, nouvelle composante venant compléter la gamme des outils proposés.

En mettant en œuvre ces trois fonctions, une entreprise dispose avec PerformancePoint de l’ensemble des outils lui permettant de traduire ses objectifs sous la forme d’un budget, de suivre l’évolution de ses performances au moyen de tableaux de bord et d’indicateurs clés de performance et enfin d’analyser dans le détail ses résultats au moyen d’outils visuels.

Microsoft précise que la consolidation des données de production prend en compte toutes les sources qu’elles qu’en soient la provenance, d’Oracle à SAP, Siebel, DB2 ou MySQL. Ces données sont soit consolidées au moyen des outils d’ETL de SQL Server, soit proviennent de BizTalk Server qui fournit des connecteurs supplémentaires (vers des données EDI ou RFID) le cas échéant.

Il est par ailleurs possible d’utiliser les outils de consolidation et de transformation des données fournis avec SQL Server sans devoir utiliser le moteur de données par lui-même.

Ergonomie et réduction des coûts

Pour cette nouvelle offre, Microsoft promet une facilité d’usage et une autonomie des utilisateurs qui le démarquent de la compétition. De fait, l’intégration étroite des outils de planification budgétaire avec Excel, la réalisation simplifiée de graphiques et de rapports personnalisables, la possibilité de donner accès aux données via un client Web constituent autant de processus familiers pour les utilisateurs.

Autres arguments avancés par l’éditeur, une intégration avec le système d’information de l’entreprise et une réduction du coût total de possession (TCO).

En se basant sur l’infrastructure Active Directory existante, le déploiement de PerformancePoint Server se fait en contrôlant les autorisations d’accès aux informations, autorisations qui dérivent du rôle de chaque collaborateur. De plus, PerformancePoint Server tire parti des fonctionnalités de collaboration de SharePoint pour le partage des données et intègre un moteur de workflow destiné à coordonner les différents intervenants dans le processus de consolidation budgétaire.

Concernant la question des coûts de possession, Philippe Blondet, chef de produit en charge de PerformancePoint Server, fait remarquer que les coûts d’acquisition sont de 5 à 10 fois moins élevés que les solutions alternatives. Selon Philippe Blondet, il faut se représenter PerformancePoint comme la possibilité donnée à l’utilisateur de « visualiser et d’analyser soit même ses données » ce qui permet une démocratisation de l’usage de la BI en entreprise sachant qu’à ce jour, seuls 15 % des utilisateurs potentiels sont dotés de tels outils.

Les ambitions de Microsoft sur le marché du décisionnel

Parti de rien il y a dix ans, Microsoft a surpris bon nombre d’analystes en entrant rapidement dans le quadrant des leaders du modèle du Gartner Group. SQL Server 2000 a constitué le cheval de Troie de Microsoft en fournissant outre le moteur SGBD, une palette d’outils d’ETL (Extract Transform and Load) utilisables pour consolider n’importe quelle source de données, ceci indépendamment du moteur SQL Server lui-même.

Selon le Gartner Group, Microsoft peut se prévaloir de 21 % de parts de marché des SGBD (tous OS confondus). L’éditeur se présente comme le numéro 1 du marché OLAP (selon OLAP Report) et mentionne qu’un tiers des projets SQL Server sont des projets de BI. Sur ce marché de la BI Microsoft est crédité de la plus forte croissance des éditeurs (42 %) toujours d’après le Gartner Group.

Selon Philippe Blondet, l’innovation de Microsoft réside dans la « libération » de la BI, c’est-à-dire dans la démocratisation de son usage, tant par la facilité d’utilisation que par un modèle de licensing permettant d’élargir l’usage de l’outil à de nouvelles classes d’utilisateurs. Parmi les références client que Microsoft présentait à l’occasion de son lancement figurait le groupe TF1 qui a standardisé son approche décisionnelle autour des technologies Microsoft. TF1 compte près de 3500 collaborateurs qui accèdent au reporting de leurs congés via cette plateforme.

Microsoft estime que les 15 % d’utilisateurs d’outils de BI en entreprise devraient céder progressivement la place à une population beaucoup plus large que l’éditeur estime à 40 % des utilisateurs potentiels. Philippe Blondet ajoute que la plupart des entreprises moyennes ne sont pas ou peu équipées aujourd’hui et que les grandes entreprises qui ont investi ces dernières années sont confrontées à une problématique de migration qui découle des acquisitions intervenues récemment; celle de Business Objects par SAP ou encore d’Hyperion par Oracle. Face aux turbulences découlant de la consolidation de ce marché, Microsoft compte se positionner comme un fournisseur pérenne.

Selon Philippe Blondet, les grosses PME doivent faire face à des besoins croissants en termes de planification financière et d’analyse et exigent un retour sur investissement rapide. Compte tenu du niveau du ticket d’entrée des solutions traditionnelles de BI, celles-ci n’avaient pas jusqu’alors investi massivement dans l’adoption de ces technologies.

Pour les grandes entreprises, Microsoft considère qu’en moyenne de six à dix outils différents de BI sont utilisés et qu’une consolidation ainsi qu’une standardisation viendront à terme rationaliser l’usage de cet outil. Entretenir des compétences sur des plateformes hétérogènes coûte cher et la rationalisation à venir permet à Microsoft d’espérer fournir la plateforme consolidée qui leur succèdera.

Selon Microsoft, cette consolidation des outils s’accompagnera d’une harmonisation des données utilisées dans les différentes divisions de l’entreprise. Beaucoup d’applications de BI ont ainsi été développées de façon autonome par les différentes directions fonctionnelles sans qu’une réflexion sur un schéma de données global de l’entreprise ait été menée. Une étape importante viendra de la fédération des différents datamarts qui précédera la constitution d’un référentiel de données unique pour l’entreprise.

Comme à son habitude, Microsoft introduit son offre en s’accompagnant de nombreux partenaires qui seront en charge de l’accompagnement des clients dans la mise en œuvre de leur plateforme de BI. Parmi les partenaires présents lors de l’annonce figuraient notamment Accenture et Capgemini auxquels il faut également ajouter pour le marché français Business & Decision, Homsys, Micropole Univers, Keyrus et ERT.

6 novembre 2007 Posted by Hugo Lunardelli | Reportage | no comments

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