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Informations et analyse de la stratégie de l’éditeur


Tech.ed 2009 : Après Windows 7, Microsoft pousse les entreprises à déployer Exchange 2010 et Windows Server 2008 R2

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Tech.ed Europe représente la conférence technique annuelle de Microsoft destinée à ce que l’éditeur appelle les IT pros ainsi qu’aux développeurs. Cet évènement réunissait cette année 7200 participants à Berlin et affichait complet depuis déjà deux semaines, ce qui compte tenu de l’investissement en temps et en argent que représente l’envoi d’un délégué pour une semaine à Berlin, illustre bien l’emprise toujours aussi forte que Microsoft continue d’exercer sur le marché de l’entreprise.

Dans ce domaine, seuls les Techdays organisés par Microsoft France sont en mesure de rivaliser avec tech.ed, cet évènement parisien étant il est vrai gratuit mais pas forcément moins intéressant pour autant.

L’édition 2009 de tech.ed a été assez pauvre en annonces. Les deux keynotes de Jason Zander et de Stephen Elop, respectivement general manager de la division Visual Studio et président de la business division (Office, SharePoint, MOS, Exchange, …) n’ont apporté que peu d’informations nouvelles. Microsoft a réservé un train d’annonces importantes qui seront dévoilées la semaine prochaine à l’occasion de sa PDC 09 (Professional Developer Conference) à Los Angeles.

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Stephen Elop annonçant la disponibilité lundi dernier d’Exchange 2010

Dans un keynote par moments surréaliste, Stephen Elop devait annoncer la disponibilité d’Exchange 2010 ainsi que celle concomitante de Forefront Security for Exchange Server. De son côté, Jason Zander annonçait le rachat et l’intégration de Teamprise dans Visual Studio 2010.

Cette dernière solution qui va donc être gratuitement mise à disposition des utilisateurs de Visual Studio a pour objet d’intégrer la conception de projets de développement comprenant en sus de .Net, des portions de code écrits en Java dans Eclipse. Teamprise permet aux développeurs Eclipse sous Linux et Mac OS d’intégrer leur travail dans Team Foundation Server de Visual Studio.

Le keynote de Stephen Elop pour sa part reposait sur «  the New Efficiency », une promesse marketing désormais transversale aux différentes divisions de Microsoft.

Déjà utilisé à l’occasion du lancement de Windows 7, cette nouvelle version du « do more with less » consiste à opérer un glissement sémantique visant à requalifier en investissement ce qui pourrait apparaitre comme une dépense aux yeux d’un DAF non averti.

Pour appuyer ses dires, Microsoft faisait état d’études sponsorisées visant à évaluer le ROI découlant du déploiement de Windows Server 2008 et d’Exchange Server 2010. Les nombreux exemples donnés dans ce domaine constituaient de fait l’essentiel du contenu du keynote de Stephen Elop.

L’autre produit mis en avant était logiquement Windows 7 auquel de nombreuses sessions techniques étaient consacrées. Ces sessions visaient pour la plupart à aider les entreprises à déployer cette nouvelle version de Windows dans leur infrastructure. Il était à cet égard frappant de constater qu’une bonne majorité des participants interrogés dans ces sessions déclaraient avoir pour projet de migrer vers Windows 7 dans les six à 18 mois à venir, une indication plus qu’anecdotique du réel intérêt que portent les entreprises à ce produit et qui contraste avec l’atonie suscitée par Vista trois ans plus tôt.

Le déploiement à venir de Windows 7 en entreprise va sans doute s’accompagner de la mise à jour concomitante de Windows Server 2008 R2 dans un grand nombre de cas de figure. Un certain nombre de fonctionnalités clés de Windows 7 impliquent que Windows Server 2008 R2 soit présent pour être utilisées, DirectAccess en particulier. La mise à jour sera d’autant plus facile pour les entreprises ayant déjà déployé Windows Server 2008 étant donné qu’une release intermédiaire (ou « R2 » dans la terminologie Microsoft) ne nécessite pas une mise à jour des licences clients (CAL) qui représente de loin la composante la plus lourde du coût d’une migration.

Il n’en va pas de même d’Exchange 2010. Une nouvelle version de serveur est synonyme de remplacement des CAL pour l’ensemble des utilisateurs de cette application et représente donc un investissement lourd pour une entreprise. Investissement difficile à justifier si une entreprise ne dispose pas de la Software Assurance lui permettant de réaliser une montée de version sans frais additionnels autres que le règlement de la SA, lui-même non négligeable.

Exchange 2010 arrive dans un contexte ou Google réalise un forcing sans précédent pour inciter les entreprises à utiliser Google Apps (intégant GMail). Cette initiative n’est pas dénuée de succès si l’on se rappelle par exemple la décision de la municipalité de Los Angeles de migrer 30 000 utilisateurs vers cette solution.

Face à cette menace de plus en plus réelle, le même Stephen Elop annonçait la semaine dernière une baisse de prix d’un tiers sur Exchange Online et BPOS (Business Productivity Online Suite), une suite de services hébergés intégrant Exchange, SharePoint et Live Meeting.

Fonctionnellement parlant, BPOS continue à se différencier favorablement par rapport à Google Apps, notamment du fait des fonctionnalités de collaboration apportées par SharePoint qui restent assez rudimentaires chez Google.

Il n’en reste pas moins que le marché de la messagerie électronique, jusque là dominé par Microsoft, fait l’objet d’une concurrence nouvelle et réelle induite par la montée en puissance d’alternatives issues du « Cloud ».

La fourniture d’une gamme complète de services hébergés dans le Cloud représente de ce fait un enjeu majeur pour Microsoft et c’est justement l’objet principal de la conférence développeurs de la semaine prochaine qui devrait voir le lancement officiel de la plateforme Azure et sans doute de la beta publique d’Office 2010. A défaut d’assister physiquement à cette conférence, j’aurai néanmoins le plaisir de suivre et de commenter ces annonces depuis Paris.

11 novembre 2009 Posted by Hugo Lunardelli | Non classé | no comments

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